Document soutenu par l'URFIG relatif à la globalisation
(Communiqué
du 13 septembre 2001)
L'URFIG partage l'émotion
et la compassion qui doivent être celles de tous les humains devant la
souffrance. Aucune cause ne justifie de transformer les populations civiles en
cibles.
Mais l'instrumentalisation
des victimes à des fins idéologiques ou politiques est inacceptable. Et la
complaisance avec laquelle les médias relaient les outrances et les amalgames
insulte l'intelligence et la vérité.
La solidarité à l'égard
de ceux qui souffrent ne peut être interprétée comme une adhésion aux
politiques de leurs dirigeants. On ne le tolère pas lorsqu'il s'agit de pays du
Sud; ce n'est pas davantage tolérable quand il s'agit des Etat-Unis. Les
souffrances de citoyens américains ne diminuent en rien la responsabilité de
leur pays dans des politiques condamnables.
Les politiques de la Banque
Mondiale, du Fonds Monétaire International et de l'Organisation Mondiale du
Commerce. déstructurent les sociétés et empêchent l'exercice de droits
fondamentaux tels que les droits à l'alimentation, à la santé, à l'éducation
et au travail. Ces politiques sont voulues par les USA et l'Union européenne.
Elles font chaque année des dizaines de milliers de victimes. Elles demeurent
condamnables après comme avant les attentats survenus le 11 septembre.
Le soutien inconditionnel des USA à l'occupation
militaire et à la colonisation de la Palestine et l'attitude équidistante des
Européens entre occupants et occupés, entre bourreaux et victimes
Ce n'est pas en contribuant
à diaboliser les militants anti-globalisations et le peuple palestinien que les
média remplissent leur mission.
Raoul Marc JENNAR &
Jamila EL-IDRISSI