Document URFIG - Prise de position relative à l'UE

 

 

Le peuple irlandais s'est "mal" prononcé

Faut-il le démissionner ?

(communiqué du 10 juin 2001)

 

 

Le peuple irlandais a rejeté le traité de Nice qui rendait les institutions européennes encore plus opaques, plus néo-libérales et moins démocratiques, pour mieux servir les intérêts du monde des affaires. 

Le seul peuple qui a eu la possibilité de s'exprimer à l'occasion d'une procédure de ratification d'un texte engageant l'avenir de tous vient de montrer qu'une fois de plus, il y a un gouffre entre ce que font et imposent les experts, les diplomates et les politiques et ce qu'attendent les peuples.

Le concert tonitruant de réactions négatives, tant de la part des gouvernements que de la part de la Commission européenne confirme l'existence de ce gouffre. Un tel mépris à l'égard de la libre expression démocratique est une insulte et une confirmation. Une insulte, parce qu'il s'agit de l'expression souveraine de citoyens dont l'adhésion à l'idée européenne n'est pas contestable. Une confirmation, parce qu'il est manifeste que ce n'est pas une Europe des peuples qui se construit, mais une Europe contre les Européens.

Quant aux mouvements qui ont clamé le désir d'une "autre Europe" et qui sont restés étonnamment silencieux depuis le Sommet de Nice, en cohérence avec ce qu'ils demandaient alors, ils devraient écouter la voix du peuple quand on le laisse s'exprimer.

Nous prenons acte de la volonté du peuple irlandais et nous attendons des parlements qui n'ont pas encore ratifié le traité de Nice qu'ils en tirent les conséquences et qu'ils renoncent à ratifier un texte désormais caduc.

Plus que jamais, il importe de refuser tout renforcement des institutions européennes qui ne soit pas accompagné d'un renforcement de leur contrôle démocratique.

 

URFIG  et Indymédia